Je suis une licorne. En tout cas, c’est ce qu’on dit.
Une licorne, c’est heureux et ça brille. Ça brille de mille feux. Ça danse avec le soleil, la pluie, les nuages et les tempêtes. Ça chante la nuit et le jour, et même entre les deux parfois, quand le ciel est bleu marine ou couleur barbe à papa. Ça fabrique des arc-en-ciel avec presque rien. Des arc-en-ciel et des sourires. Des souvenirs aussi. Parce qu’une licorne, semblerait-il, c’est difficile à oublier.
Une licorne, parfois, ça a le cœur de travers et l’âme un peu barbouillée. Ça écoute des chansons tristes pour trouver des paroles et des notes pour “fiter” avec ses émotions trop grandes pour elle. Ça utilise beaucoup trop de mots pour exprimer des choses qui souvent mériteraient le silence. Ça a peur aussi, souvent. Peur du vide, de la solitude, des manques, des trop plein, de l’amour, des échecs.
Le plus important, c’est qu’une licorne, ça aime. Fort. Longtemps. Sans limite. Ça aime d’un million de façons. Ça n’apprécie pas, parce qu’apprécier, c’est pas assez fort. Ça aime, même quand ça fait mal. Même quand elle sait que ça finira. Même quand ça gronde en dedans et en dehors. Même quand c’est mort. Ça aime quand même parce qu’une licorne, c’est ce que ça fait de mieux, aimer.
Et une licorne, souvent, ça écrit. Ça écrit des histoires vraies et des inventées. Ça écrit l’amour, la peine, la joie, le bonheur, la famille, les amies, les enfants, le travail et tout ce qui vient autour. Ça écrit ses 37 ans de tourbillons. Ça écrit pour elle-même, mais ça rêve en secret de le faire pour être lue.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire